Entre tradition rosicrucienne, mémoire chevaleresque occidentale et transmission initiatique contemporaine
Le cheminement spirituel et initiatique présenté ici s’inscrit dans un parcours personnel ancien, nourri au fil des années par différentes rencontres, études et expériences liées aux traditions occidentales contemporaines de chevalerie spirituelle, d’hermétisme chrétien et de transmission initiatique.
Certaines étapes de ce parcours relèvent d’expériences privées ou personnelles qui n’ont pas vocation à être exposées publiquement. Le présent texte se concentre donc principalement sur les éléments documentés et transmissibles pouvant être présentés dans un cadre :
- culturel ;
- mémoriel ;
- initiatique ;
- et symbolique.
Cette publication ne prétend nullement établir une continuité historique juridiquement reconnue entre les anciens ordres médiévaux et les structures contemporaines évoquées ici. Elle ne revendique pas davantage une quelconque autorité nobiliaire officielle.
Elle constitue avant tout :
- un témoignage personnel ;
- une réflexion sur certaines formes modernes de transmission chevaleresque occidentale ;
- ainsi qu’un travail documentaire réalisé dans le cadre de OSD9TDJ, association culturelle régie par la loi de 1901.
Les dimensions spirituelles ou rituelles pouvant exister parallèlement à ce travail culturel relèvent, lorsqu’elles sont pratiquées, d’une démarche strictement privée et cultuelle, exercée dans le respect des dispositions relatives à la liberté de conscience et aux associations cultuelles prévues par la loi de 1905.
Dans cette perspective, les documents et éléments présentés ici doivent être compris comme relevant :
- d’un cheminement initiatique personnel ;
- d’une mémoire spirituelle occidentale contemporaine ;
- d’une transmission symbolique ;
- et d’une recherche intérieure liée aux traditions chevaleresques et rosicruciennes modernes.
Intégration au sein de l’OCNSS
Au cours de ce parcours, je fus amené à rejoindre l’OCNSS (Ordine Cavalleresco Nostra Signora di Sion), structure néo-templière contemporaine fondée autour de Monseigneur Rodolfo Gonzalez Perez.
Comme de nombreuses structures occidentales modernes se réclamant d’une mémoire templière ou chevaleresque, l’OCNSS associait différentes dimensions :
- tradition templière contemporaine ;
- références symboliques au Royaume de Jérusalem ;
- continuités palapratiennes modernes ;
- successions apostoliques indépendantes ;
- et approche initiatique occidentale contemporaine.
Cette expérience permit d’approcher plus directement certaines formes de reconstruction néo-templière moderne ainsi que différentes sensibilités liées à la chevalerie spirituelle occidentale contemporaine.
Elle permit également de mesurer la complexité de ces milieux, où se rencontrent souvent :
- histoire ;
- symbolisme ;
- ésotérisme chrétien ;
- traditions initiatiques ;
- structures associatives modernes ;
- et continuités mémorielles occidentales.
Fondation de l’OCNSS et documents historiques internes
Le groupe fut fondé autour de Monseigneur Rodolfo Gonzalez Perez, lequel présenta l’ordre comme une continuité spirituelle néo-templière contemporaine.

Les documents historiques internes de cette structure évoquent plusieurs références :
- templières ;
- monarchiques ;
- apostoliques ;
- et chevaleresques.
Ces références apparaissent dans un cadre essentiellement symbolique, initiatique et mémoriel propre aux mouvements néo-templiers contemporains.
Après le décès prématuré de Monseigneur Perez, la structure entra progressivement dans une phase de mise en sommeil avant d’être réorganisée quelques années plus tard autour d’une continuité principalement institutionnelle et administrative.
Les documents publics de cette période témoignent essentiellement :
- d’une réorganisation de la structure ;
- d’une continuité de fonctionnement ;
- d’une élection capitulaire ;
- ainsi que d’une reconnaissance magistrale.


Lettre de reconnaissance de Dom Alistair Bate
Cette lettre émane de Dom Alistair Bate, cofondateur historique de l’Ordre aux côtés de Monseigneur Rodolfo Gonzalez Perez. Dans ce document, il reconnaît Luigi Suez comme successeur légitime de Rodolfo Gonzalez Perez à la fonction de Grand Maître de l’Ordre des Chevaliers de Notre-Dame de Sion.
Ce document présente principalement une reconnaissance de nature institutionnelle et administrative. Il atteste la continuité du gouvernement de l’Ordre après le décès de son fondateur et confirme la légitimité de l’élection de Luigi Suez par les membres de l’organisation.
Son intérêt historique réside essentiellement dans le témoignage qu’il apporte sur la réorganisation de l’Ordre et sur la transmission des responsabilités magistrales au sein de la structure. Il ne constitue pas en lui-même une transmission initiatique personnelle ni une intégration de lignée, mais un document de continuité organisationnelle propre à l’histoire contemporaine de l’OCNSS.

Reconnaissance de l’OCNSS et de Luigi Suez par la Maison Paternò Leopardi (2022)
Le 12 juillet 2022, la Maison Paternò Leopardi de Constantinople délivra un acte officiel de reconnaissance en faveur du Sovrano Augusto Ordine dei Cavalieri di Nostra Signora di Sion.
Dans ce document, le prince Ezra Annibale Theo Paternò Leopardi déclare avoir examiné les éléments historiques, administratifs, nobiliaires et ecclésiastiques présentés aux offices de sa maison. L’acte reconnaît officiellement l’existence de l’Ordre, le place sous sa protection symbolique et confirme Luigi Suez dans ses fonctions de Grand Maître régulièrement élu.
Le document mentionne également l’attribution à Luigi Suez de distinctions honorifiques relevant de la Maison Paternò Leopardi, notamment le titre de Nobile Patrizio Bizantino ainsi que les insignes de Cavaliere Grande Ufficiale de l’Ordine Imperiale Nobiliare della Corona Heracliana di Costantinopoli.
Pour l’histoire contemporaine de l’OCNSS, cette reconnaissance constitue l’un des principaux documents publics attestant de la continuité institutionnelle de l’organisation après la disparition de Monseigneur Rodolfo Gonzalez Perez et durant sa phase de réorganisation.
Cette reconnaissance ne doit toutefois pas être confondue avec une transmission initiatique personnelle. Elle relève principalement d’une reconnaissance institutionnelle et magistrale de l’Ordre ainsi que de l’autorité exercée par Luigi Suez à sa tête. C’est dans ce cadre que celui-ci continua ensuite à recevoir, investir et adouber de nouveaux membres conformément aux statuts et usages de l’organisation.
L’étude attentive de ces documents conduit toutefois à distinguer avec prudence :
- continuité administrative ;
- reconnaissance institutionnelle ;
- succession symbolique ;
- et transmission initiatique personnelle.
Cette distinction apparaît importante dans une approche sérieuse et équilibrée des différentes formes contemporaines de néo-templarisme occidental.
Mon parcours au sein de cette structure
Au sein de cette organisation, je reçus tout d’abord une investiture chevaleresque en qualité de chevalier de l’ordre.

Par la suite, je fus également élevé aux fonctions de :
- Prieur et Commandeur des Terres de Savoie.

Ces fonctions correspondaient à des responsabilités internes propres à l’organisation contemporaine de cette structure.
Durant cette période, de nombreux échanges humains, spirituels et fraternels furent construits avec différentes personnalités importantes de cette mouvance néo-templière moderne.
Malgré les divergences organisationnelles qui conduisirent ensuite à ma séparation administrative avec cette structure, plusieurs liens amicaux et fraternels demeurent encore aujourd’hui avec certains hauts dignitaires historiques de cette ancienne mouvance.
Ces relations témoignent de la capacité, dans certains milieux initiatiques occidentaux, à distinguer :
- les désaccords institutionnels ;
- les réalités administratives ;
- et les liens humains ou fraternels construits au fil du temps.
Mon départ de cette structure doit donc être compris essentiellement comme une séparation organisationnelle et administrative relevant du fonctionnement interne contemporain de cette association.
Il ne saurait effacer :
- la réalité historique des investitures reçues ;
- le parcours effectivement accompli ;
- ni les expériences initiatiques et humaines vécues durant cette période.
Orientation vers une voie plus intérieure et rosicrucienne
Avec le temps, mon orientation spirituelle et initiatique se porta progressivement vers une approche davantage centrée sur :
- la transmission vivante ;
- l’adoubement initiatique ;
- l’hermétisme chrétien occidental ;
- la tradition rosicrucienne ;
- et la dimension intérieure de la chevalerie.
Cette évolution s’effectua notamment à travers ma rencontre avec Tau Sendivogius Patriarche de l’Église HELIOS et figure importante de certains courants rosicruciens et initiatiques occidentaux contemporains.
Dans ce cadre, je reçus :
- une transmission initiatique chevaleresque occidentale ;
- une intégration fraternelle de lignée ;
- ainsi qu’une onction mineure de clerc au sein de l’Église HELIOS.
Transmission reçue de Tau Sendivogius
La transmission reçue de Tau Sendivogius s’inscrit dans une approche sensiblement différente des seules continuités administratives contemporaines.
Elle accorde une importance particulière :
- à la filiation personnelle ;
- à la transmission directe ;
- à l’onction initiatique ;
- à la continuité spirituelle ;
- et à la dimension intérieure de la chevalerie occidentale.
Le document transmis mentionne notamment :
« Nous avons confirmé, par l’onction secrète en vigueur au sein de l’Ordre Secret du Temple, l’adoubement chevaleresque… »
et :
« …le faisant ainsi bénéficier de notre succession séculaire pour son intégration fraternelle au sein notre lignée. »

Ce type de formulation relève clairement d’un vocabulaire :
- initiatique ;
- symbolique ;
- et spirituel,
propre à certaines traditions occidentales contemporaines de chevalerie intérieure et de transmission rosicrucienne.
Continuité palapratienne et mémoire chevaleresque occidentale
La transmission reçue s’accompagne également d’une table chronologique de succession chevaleresque présentant une continuité symbolique revendiquée au sein de l’Ordre Secret du Temple.
Cette table relie :
- certaines figures monarchiques françaises ;
- plusieurs ordres chevaleresques historiques européens ;
- puis diverses figures rosicruciennes et ecclésiastiques contemporaines.

Parmi les références évoquées apparaissent notamment :
- Hugues Capet ;
- Saint Louis ;
- les Bourbons ;
- l’Ordre de Saint-Michel ;
- l’Ordre de la Toison d’Or ;
- l’Ordre de Saint-Lazare ;
- ainsi que différentes figures rosicruciennes modernes jusqu’à Tau Sendivogius.
Ces éléments doivent être compris dans une perspective :
- symbolique ;
- mémorielle ;
- initiatique ;
- et culturelle,
propre aux traditions néo-templières et rosicruciennes contemporaines.
Ils ne constituent pas une revendication nobiliaire officielle, ni une prétention dynastique juridiquement reconnue, mais une filiation spirituelle relevant d’une tradition ésotérique occidentale moderne.
Église HELIOS et continuité spirituelle
Dans le prolongement de cette transmission, j’ai également reçu une intégration mineure de clerc au sein de l’Église HELIOS :
Cette dimension complète aujourd’hui mon travail personnel autour :
- de l’hermétisme chrétien occidental ;
- de la tradition rosicrucienne ;
- de la spiritualité initiatique ;
- et de certaines formes de chevalerie intérieure contemporaine.

Conclusion
Au terme de ce parcours, plusieurs transmissions, rencontres et responsabilités se rejoignent aujourd’hui dans une même vocation : celle d’une chevalerie chrétienne vécue comme engagement spirituel, service et fidélité.
Mon cheminement m’a conduit à recevoir l’adoubement au sein de l’Ordine Cavalleresco Nostra Signora di Sion, à exercer des responsabilités de Prieur et Commandeur, puis à poursuivre une voie plus intérieure au contact de Tau Sendivogius (Mgr Paul Sanda), dont j’ai reçu une transmission chevaleresque, initiatique et fraternelle inscrite dans une continuité spirituelle occidentale contemporaine.
À cette dimension s’ajoute mon engagement au sein de l’Église HELIOS, où j’ai reçu une intégration cléricale mineure, associant ainsi la vocation chevaleresque à une démarche chrétienne, spirituelle et sacramentelle.
Ces différentes étapes ne procèdent ni d’une auto-proclamation ni d’une simple adhésion associative. Elles résultent d’actes de transmission, d’adoubements, de reconnaissances, de responsabilités exercées et de liens fraternels librement consentis par ceux qui m’ont précédé.
En qualité de Grand Maître de l’O.S.D.9.T.D.J., j’assume aujourd’hui la responsabilité de faire vivre et de transmettre un idéal de chevalerie chrétienne adapté à notre temps, sans renier les héritages dont il procède.
L’expérience m’a appris qu’il est relativement aisé de conférer un titre ou de remettre une épée. Il est beaucoup plus difficile de marcher durablement sur la voie du chevalier. Car l’adoubement ne constitue pas un aboutissement : il marque le commencement d’un travail intérieur, d’une discipline personnelle et d’un engagement quotidien.
La voie chevaleresque exige davantage que des insignes ou des distinctions. Elle demande constance, fidélité, maîtrise de soi, esprit de service, courage dans l’épreuve et capacité à demeurer fidèle à sa parole. C’est dans cette persévérance que se mesure réellement la valeur d’un chevalier.
Chacun demeurera libre d’apprécier la portée historique, symbolique ou initiatique des filiations présentées dans ces pages. Pour ma part, elles constituent moins un privilège qu’une responsabilité : celle de recevoir un héritage, de le faire fructifier et de le transmettre à mon tour avec honnêteté, discernement et fidélité.
La véritable chevalerie ne réside pas seulement dans les successions, les chartes ou les reconnaissances. Elle se manifeste dans la manière dont un homme s’efforce chaque jour d’incarner les vertus qu’il professe.
En qualité de Grand Maître de l’Ordre Sacré des Neuf Templiers de Jérusalem, je considère que la mission première d’un ordre chevaleresque n’est pas de multiplier les titres, mais d’accompagner des hommes et des femmes sur une voie de transformation intérieure. Faire un chevalier est une étape. Devenir véritablement chevalier est un chemin qui se poursuit toute une vie.
C’est dans cet esprit que je poursuis aujourd’hui mon engagement, convaincu que la chevalerie chrétienne demeure avant tout une école de service, de fidélité, de transmission et d’élévation spirituelle.
Les lignées, les successions et les reconnaissances n’ont de valeur que si elles conduisent à cette transformation intérieure. Elles ne constituent pas un aboutissement, mais une responsabilité. Recevoir est une grâce ; transmettre avec fidélité est un devoir
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